valeurs
ces valeurs qui fondent
« illac en commun »
Fabriquer un projet nécessite de s'appuyer sur des fondations claires : savoir ce qui nous réunit est le préalable à la solidité de ce que l'on entend construire.
Le texte qui suit n'est pas une vérité. Il constitue notre parti pris. La manière dont nous envisageons le monde implique la manière dont nous envisageons l'avenir de notre ville.
Voici les valeurs que nous partageons dans "illac en commun". Les convictions qui nous animent. Le positionnement qui est le nôtre. Et comment cela nous permet d'agir.
Cela n'empêche en rien le débat. C'est même ce qui le rend possible.

1- des valeurs partagées:

Le Larousse fournit la définition suivante :

Valeur : ce qui est posé comme vrai, beau, bien, d’un point de vue personnel ou selon les critères d’une société et qui est donné comme un idéal à atteindre, comme quelque chose à défendre.

Ainsi ce que nous souhaitons défendre et ce que nous affirmons comme un idéal à atteindre peut se résumer ainsi :

  • la justice sociale : en tant que valeur, elle vise à une égalité des droits et une solidarité collective, notamment en organisant une distribution juste et équitable des richesses, qu’elles soient matérielles ou symboliques, entre les différents membres de la société. La justice sociale articule un principe d’égalité des droits en tenant compte de la situation personnelle des individus.
  • l’égalité: en tant que valeur, elle impose que tous doivent être traités avec la même dignité, qu’ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs.
  • la solidarité: en tant que valeur, peut se définir comme une responsabilité et une dépendance réciproque au sein d’un groupe de personnes qui sont moralement obligées les unes par rapport aux autres. Les problèmes rencontrés par l’un ou plusieurs de ses membres concernent l’ensemble du groupe. La solidarité conduit l’homme à se comporter comme s’il était directement confronté au problème des autres, sans quoi, c’est l’avenir du groupe (donc le sien) qui pourrait être compromis.
  • l’humanisme: en tant que valeur, revient à considérer que l’être humain et son épanouissement doivent être placés au cœur des préoccupations d’une société, bien avant les considérations économiques ou financières.
  • la laïcité: en tant que valeur, affirme la liberté de conscience visant à l’épanouissement de l’Homme en tant qu’individu et citoyen.
  • le progrès partagé: en tant que valeur, le progrès est l’évolution dans le sens d’une amélioration c’est-à-dire une transformation progressive vers plus de connaissance et de bonheur et qui doit se réaliser au bénéfice de tous.

2- des convictions affirmées :

Les valeurs constituent l’idéal à atteindre. Ce qui permet de ne jamais perdre le cap.
Pour atteindre cet idéal ces valeurs doivent s’appuyer sur des convictions qui permettent de « remuer ciel et terre » pour y parvenir. Elles garantissent le bien-fondé de nos démarches, elles évitent les errances, et nous prémunissent des erreurs.
Nous pourrions les résumer ainsi:

  1. Nos convictions éthiques :
    • la fin ne justifie jamais les moyens : par exemple, nous ne sommes pas prêts à dire tout et son contraire pour gagner une élection.
    • le respect de la dignité de chaque être humain prévaut sur toute autre considération : il préexiste une communauté de destin à tous les êtres humains, a fortiori pour celles et ceux qui n’ont pas choisi de naître dans les conditions et les géographies qui sont les leurs. Il existe donc un devoir de secours et de considération entre êtres humains.
  2. Nos convictions philosophiques:
    • l’affirmation du principe de démocratie qui garantit que le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu’il y ait de distinctions dues à la naissance, la richesse, la compétence.
  3. Nos convictions environnementales:
    • la croissance économique ne peut pas être une fin en soi:   il n’existe pas de croissance infinie dans un monde fini.
    • le modèle de développement préservant les ressources naturelles doit désormais être privilégié : «le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
  4. Nos convictions économiques:
    • L’équitable redistribution des richesses est l’une des conditions de la justice sociale.
    • L’économie est au service de l’humain et non l’inverse.

3- un positionnement clair :

« parler de la gauche et de la droite, cela n’a plus guère de sens aujourd’hui » .

Telle est l’affirmation inlassablement répétée à qui veut l’entendre.
En réalité, si deux tiers des Français pensent que le clivage gauche/droite n’a plus de sens aujourd’hui (Source : Cevipof, Baromètre de la confiance politique, 2015 et 2016), c’est avant tout parce que « gauche et droite conduisent à leurs yeux des politiques semblables ». C’est donc parce que les différentes formations politiques conduisent peu ou prou les mêmes politiques que les citoyens ne parviennent plus à faire la différence et non les citoyens qui ne souhaitent plus faire la différence.
Mais il n’y a pas de fatalité à cela. Et il ne faut pas confondre la (légitime) désillusion qui s’est emparée des citoyens et le fait que ce clivage ne permettrait plus de différencier les approches et les solutions proposées.

quelle différence entre la gauche et la droite ?

On pourrait répondre à cette question par une formule qui résume bien le débat : la droite pense que pour que la société aille mieux, il faut que les individus aillent mieux. La gauche pense à l’inverse que pour que les individus aillent mieux, il faut que la société aille mieux.

La droite part de l’individu et considère qu’une société harmonieuse est le fruit, ou la somme, de la réussite ou du bien-être individuel.
La gauche fait le chemin inverse, en considérant qu’il ne peut y avoir de bien-être individuel qu’au sein d’une société harmonieuse. La réussite collective précède et conditionne la réussite individuelle.
Pour la droite, l’initiative individuelle est le principal moteur de la société. Le désir de réussir, l’envie de s’enrichir amènent ceux qui le veulent vraiment à entreprendre. La richesse ainsi créée devient un élément de reconnaissance sociale. Avec la limite que ce modèle ne profite en général qu’à une très petite minorité. Ce qui conduit à une explosion des inégalités entre les classes aisées et les classes modestes. Que le droite aspire à combler par un ruissellement du haut de la pyramide vers le bas.
La gauche constate que tout le monde ne part pas dans la vie avec les mêmes armes ni les mêmes moyens, n’accède pas aux mêmes opportunités, et n’envisage ni la compétition ni la réussite individuelle comme unique modèle. Elle s’attaque aux inégalités notamment grâce aux services publics (là où la droite vise plutôt à les démanteler), oeuvre à la construction émancipatrice du citoyen (là où la droite priorise la seule employabilité), agit sur des principes de solidarité (là où la droite promeut des mécanismes de charité).

Être de gauche c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi. Être de droite c’est l’inverse
— Gilles Deleuze

Résoudre les questions environnementales, géopolitiques, les conflits mondiaux ou les questions macro-économiques imposent désormais de penser global. Et n’empêche en rien d’agir local.

« illac en commun », un collectif ancré à gauche:


Nous sommes des femmes et des hommes de gauche. Notre ancrage et clair. Et sans ambiguïté ni faux-semblants.

Nous sommes convaincus que l’organisation de notre société et les problèmes collectifs ne peuvent se résoudre « par magie » par le seul fait des initiatives individuelles : c’est pour cela que nous portons un modèle de société dans lequel les citoyens organisent un pilotage démocratique des biens communs. Nous pensons que ce pilotage démocratique est nécessaire à la primauté de l’intérêt général.

Nous sommes attachés à l’éducation, à la protection sociale, à la mixité sociale, à l’accès équitable aux pratiques culturelles et sportives, à la qualité des services publics.

Nous sommes attachés à imaginer les solutions innovantes pour répondre aux nécessités des plus fragiles, à construire de nouveaux modèles pour répondre aux transformations du travail, aux nouveaux modèles familiaux, aux nouvelles mobilités.

Nous considérons que la préservation de l’environnement est fondamentale. Et que l’ouverture au monde est une nécessité.

N
ous souhaitons réhabiliter le modèle démocratique, reconstituer le lien entre les citoyens et les institutions censées les représenter :

  • nous voulons recalibrer la notion même de mandat confié aux élus : un élu n’a pas plus de droits qu’un citoyen non-élu. Il n’a que plus de devoirs.
  • nous voulons sortir de la « démocratie par intermittence »: le dialogue avec le citoyen doit être permanent et pas seulement à l’approche d’une élection suivi d’un long temps d’ignorance réciproque parfois mâtiné d’une forme de mépris.
  • nous voulons « augmenter le pouvoir d’agir » de chaque citoyen dans un cadre collectif:  nous sommes à contre-courant des fonctionnements actuels, qui visent à maintenir le citoyen dans la conviction que « la politique c’est l’histoire de quelques-uns », nous souhaitons que chacun puisse prendre sa place, voire prendre la place de celles et ceux qui décident. Condorcet considérait que « la condition du suffrage universel c’est que les citoyens puissent être éclairés » au sens de disposer de l’ensemble des éléments permettant de prendre les bonnes décisions. Cela suppose donc la mise en place d’un véritable « droit à la connaissance ».

4- et nous permettent d’agir

 

Des valeurs partagées. Des convictions affirmées. Un positionnement clair : voilà qui permet d’agir. On devient alors capable d’argumenter sa position, on dispose d’outils d’aide à la décision, on peut hiérarchiser des priorités et on peut expliquer les raisons d’un choix: on est capable de formaliser une proposition simple et claire, de présenter un projet et une méthode aux concitoyens.

On s’extirpe alors des postures autoritaires et le pilotage s’en trouve simplifié. Les positions différentes enrichissent parce qu’elles deviennent argumentées.
Sans prétendre à une quelconque vérité et tout en étant mobilisés pour le nécessaire dialogue, débat ou échange entre des positions qui peuvent être différentes.

Voilà ce que nous sommes. Ce que nous pensons. Et comment nous entendons fabriquer puis agir.

 

version 20 décembre 2018.

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